Monologues

"Just what do you think you're doing, Dave?"

monologues nom commun

(Théâtre) Scène où un personnage est seul et se parle à lui-même.

(Figuré) Discours d’une personne parlant toute seule ou ne laissant pas parler les autres.

Je vous invite à lire la chronique Campus et société de mon collègue François M. Gagnon, celui qui donne un visage humain à la lettre F.

Je ne reprendrai pas son propos intégralement, car je partage beaucoup de ses opinions. La Presse universitaire Canadienne (PUC) n’existe pas. La Canadian University Press (CUP) existe, par contre. Les délégués des journaux francophones sont appelés des “French CUPpies”. C’est un fait. On nous a même répondu: «Vous préferez être appelés des “PUCkies”?» Assurément pas, bien sûr.

François cite également la victoire olympique du nationalisme canadien au Québec. Un autre fait difficile à balayer sous le tapis. Nous sommes des “French CANnies”.

J’ai moi-même remis sur la sellette plusieurs de mes idées reçues sur le Québec, le Canada, le bilinguisme et les canadiens. Il faut dire que j’ai peu de contacts, amicaux ou non, avec des Canadiens extra quebecos, et que je trouve difficile de ressentir quelconque appartenance au drapeau feuillu. Les “Olympics” quasi-unilingues de Vancouver (adorablement rediffusés par V, crème de la crème de la télévision québécoise) n’y ont rien changé. Les 21 millions de Canadiens incapables de comprendre le Ô Canada dans sa langue originale ne m’aident pas non plus à reconnaître la suzeraineté d’Elizabeth II. Pourtant, me rendre dans le bastion anglophone de notre métropole québécoise, m’impliquer en tant que membre de cet organisme pan-canadien, tout ça me motivait au plus haut point…

Mais pourquoi faut-il toujours être une sous-culture? Pourquoi, au sein de la PUC, Impact Campus, deuxième plus important journal étudiant au Québec (après le McGill Daily), doit avoir un statut de sous-membre non-votant? Pourquoi demande-t-on aux francophones de s’impliquer davantage, en recevant toutes les communications en anglais, intervenant sur un site web anglophone, et étant représenté par un seul poste (non-votant) sur le C.A. de l’organisme?

Et pourquoi le Québécois en vacances à Victoria s’exprimera-t-il en anglais, de la même façon que l’Ontarien de passage à Trois-Rivières?

J’ai décidé de revoir ma relation avec les états dans lequel je vis, autant le Québec que le Canada. Mais avant que je me sente confortable sous le joug de Michaëlle Jean, ma langue devra être respectée. Parce que là, elle ne l’est pas. Du tout.

Make no mistake. Canada is not a bilingual country. In fact it is less bilingual today than it has ever been.
Stephen Harper pour le Calgary Sun (6 mai 2001)

2 Réponses à “Sirop en CANne”

  1. 100% d’accord… et c’est tellement frustrant!

    Caro

  2. Effectivement il faut simplement revoir nos relations, tant aux états qu’aux structures et aux personnes qui les composent. À partir du moment où on se respecte et où on respecte suffisamment notre langue pour la défendre, on cesse de contribuer à créer cette sous-culture de colonisé complexé qui me heurte si souvent…bravo !

    jo

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